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Mes sorties à pied de l'année 2003

(sorties classées par ordre chronologique décroissant)

 

42

Champcella (Ecrins)

Tests d'ARVA le 28/12/03

Le mauvais temps du jour nous a permis de passer une partie de la journée à faire des recherches ARVA. Les conditions étaient les suivantes : recherche sur une coulée virtuelle de 70m de long par 40 de large. Faible enfouissement des appareils (20cm). Nous recherchions à chaque fois 2 ARVA en laissant allumé le premier trouvé. Nous avons utilisé 3 modèles différents : le F1, le M2 et le Tracker.

Résultats :
- Premier signal. Le F1 est le meilleur (60 mètres). Le M2 arrive ensuite (45m). Le Tracker ne détecte le premier signal qu'à partir de 25m seulement.
- Recherche du premier ARVA. Le Tracker donne les meilleurs résultats. La recherche est un poil plus rapide qu'avec le M2. Le F1 donne de bons résultats à conditions de savoir s'en servir et de toutes façons, un peu moins rapides que les deux autres. La perte de temps semble toutefois inférieure à la minute.
- Recherche fine en croix. Tous les modèles s'utilisent de la même façon.
- Recherche du deuxième appareil en laissant le premier allumé. Avec le Tracker et le M2, il faut se débrouiller d'être plus près du deuxième que du premier, l'appareil se connectant alors automatiquement sur l'ARVA le plus proche. La recherche devient la même que dans le premier cas. Pour le F1, un entraînement est indispensable car on entend en permanence les deux bips. La technique semble être, comme avec les autres modèles, de se rapprocher du second dans un premier temps afin de diminuer le calibre pour isoler le bip du premier. Très délicat si les deux appareils sont proches l'un de l'autre.
- Prix public. 300 euro environ pour le M2 et le Tracker, 160 euro pour le F1.

En conclusion (en sachant évidemment se servir du matos).
F1 : premier signal ++, recherche +, recherche de plusieurs appareils -, prix ++
M2 : premier signal +, recherche +, recherche de plusieurs appareils +, prix -
Tracker : premier signal -, recherche ++, recherche de plusieurs appareils +, prix -

Faites vos choix...

41

Tour de l'Homme (Belledonne)

voie "no Raffaran"

le 22/11/03

TD, 280m

Peut-être la plus belle voie du secteur des rochers de l'homme. Rocher excellent et passages variés de toute beauté. L'équipement est abondant sur spits de 10 comme toutes les voies Cambon. Cotations par longueur : 5c, 6a, 6a, 6a, 6a+, 6a, 5c. La voie se démarre entre "du col Mao au Rotary" à droite, et "Péchiney direct" à gauche qu'elle coupe à mi-hauteur. Dernière longueur en partie commune avec "coulées de bronze". Pas de problèmes d'accès : peu de neige. Les baskets suffisent. Temps généralement couvert malgré quelques éclaircies avec un vent de sud assez présent. On a grimpé avec la polaire mais ça suffisait compte tenu des températures douces. En deux cordées avec Matthieu Plasteig et Hélène et Olivier Lesbros.

Images : vu plongeante depuis le R2, Matthieu puis Oliv. dans la traversée de L4, Oliv dans un rayon de soleil au R6, Hélène tout sourire au R7.

40

Mont Vorassay 2299m

(Mont-Blanc)

traversée le 27/10/03

Une très belle rando au départ du Champel. Montée par Miage et le versant sud du col de Tricot. Fin par l'arête est. Descente par l'arête nord puis le sentier de Tricot versant Bionassay. Dénivelé : 1200m. Difficulté : R mais méfiance sur les crêtes avec la neige. Encore une fois, une magnifique randonnée d'automne : les couleurs, la neige, la luminosité, la sauvagerie des lieux donnant toute la qualité à ce parcours en cette saison, contrairement à l'été où la fréquentation est sûrement toute autre. Observation de nombreux animaux sauvages : chamois, chevreuil, bouquetins, lagopède, tétras-lyre, renard. Malgré la neige (5 cm à 1200m, 40 cm à 2300m), le balade se fait bien à pied. A noter que cette neige est étonnement poudreuse à toutes altitudes pour la saison.

Images : départ au Champel, dômes de Miage, bouquetins (X4), arête Mettrier, aiguille Verte, aiguille de Bionassay, moraine de Bionassay.

39

Chauvet du Beaumont 1705 m

(Ecrins)

circuit le 22/10/03

Une petite randonnée au départ de Sainte-Luce, sans prétention (montée sentier de ronde nord puis croupe ouest, descente versant est) mais dans un cadre somptueux. Le calme de la campagne, des couleurs et une lumière exceptionnelles. C'est sûrement aussi un bon coin pour la découverte de la randonnée à skis sur ces bosses herbeuses où il ne faut pas une grosse couche de neige pour skier. Observation de 3 sangliers de très près, qui malheureusement détalent au moment où mon doigt allait écraser le déclencheur de mon appareil photo.

Images : les lacs de Laffrey, sous-bois, depuis le col de l'Holme, Obiou depuis le Chauvet, givre au Chauvet (x2), Olan et cime du Vallon.

38

Peney (Bauges)

voie "le festin de Babeth"

le 19/10/03

TD-, 200m

Le site du Peney, dominant St-Jean-d'Arvey au sud des Bauges, est en pleine mutation. Les nouvelles voies naissent les unes après les autres. Nous attendons le topo. En attendant, nous avons parcouru une des plus anciennes et des plus classiques, une des plus faciles aussi : le festin de Babeth. La voie louvoye dans la face pour chercher les zones les moins raides. Y'a pas trop de gaz mais l'escalade est assez intéressante, notamment les dalles de sortie. La difficulté ne dépasse pas le 6a (un ou deux pas) sauf si on sort comme nous par la variante en 6a+. Quelques friends peuvent aider dans L3 en V, curieusement équipée de 3 points seulement (2 à rajouter, c'est mieux). Equipement sur scellements. Avec Landry Descoings et de belles couleurs automnales.

37

La Rousse (Chartreuse)

voie de la Grotte

le 11/10/03

TD+, 250m

Autant le dire tout de suite : on n'a pas aimé. C'est dans le même style que les autres voies classiques en terrain d'aventure du versant est de la Chartreuse (Chamechaude, rochers du Midi, Dent de Crolles, Bellefond, Aiguillette...) mais en franchement moins bien. La première moitié de la voie est assez péteuse, les passages d'escalade sont en général peu intéressants et l'équipement pas si abondant que ça. Il faut l'avouer, il n'y a pas une longueur où j'ai randonné. Quand c'est facile (<V) c'est soit péteux soit pas équipé, quand c'est pas les deux. Et quand c'est dur, je n'ai pas le niveau pour enchaîner en tête (jusque 6c/7a) surtout sur des clous. En tout cas, chapeau aux anciens dont un randonneur rencontré sur le parking au départ et qui nous confiait avoir réalisé la voie il y a près de 40 ans avec la lourde charge du dépitonnage de 41 points ! Pour nous, c'était tout de même moins engagé avec seulement 5 pitons plantés sur les 14 longueurs. Côtés positifs : cadre exceptionnel tout le long et coucher de soleil magnifique sur le chemin du retour. Et aussi la pose de matériel varié dans les longueurs avec toute la reflexion et l'apprentissage que cela impose. 6a et A1 obligatoire. 46 pitons en place (hors relais) ce qui ne fait pas lourd par un petit calcul : 20 d'entre eux sont présents sur les deux longueurs les plus soutenues. La fissure de sortie est engagée : A1+ ou 6c. Sauf avec une bonne marge, prendre qq pitons et un bon jeu de coinceurs et friends ne serait-ce que pour le pas de sortie. Cela devrait être utile aussi dans la plupart des autres longueurs. Il reste donc 26 pitons pour 12 longueurs soit guère plus de deux points en moyenne par longueur. Corde de 40m. Avec Hélène et Olivier Lesbros.

36

Trois Pucelles (Vercors)

circuit des arêtes (AD)

le 21/09/03

C'est un parcours intéressant pour qui veut apprendre tout en évoluant dans un cadre panoramique. Les manip. de corde (11 au total) seront la clef de l'horaire, l'escalade étant sommet toute assez réduite. Départ sous la première dent (rappel de 20 m en versant ouest sous la "salle à manger") puis on suit des vires (passage de II) vers le nord. On s'encorde au moment où l'on passe versant nord de la Grande Pucelle (centrale). Une longueur de III amène à une terrasse d'où l'on peut gagner son sommet. De là, le retour s'effectue par les arêtes (un rappel de 15 m), une longueur de IV puis descente en I. Il est intéressant depuis la terrasse sous le sommet central de faire l'aller-retour à la dent Gérard (nord) pour compléter un circuit trop court. Nous avons procédé comme suit. Désescalade en II ou rappel 20m versant est puis remontée sur un pilier (courte longueur en III). De là, un rappel de 10m amène à la brèche entre la Pucelle centrale et la dent Gérard. Celle-ci s'escalade par un passage raide en IV+ puis une rampe en I/II (2 longueurs, retour en deux rappels à la brèche). A la brèche, on remonte sur le pilier en face par une cheminée à droite (IV, c'est le seul endroit où l'on a besoin de 2 sangles de 120 pour s'assurer, le reste étant équipé sur plaquettes et scellements) puis on suit le parcours précité. Nous sommes partis à 16h30 pour évacuer les restes d'un week-end arrosé avec Serge Maraval. Eh oui, Serge sur du rocher ce qui est assez rare pour être signalé ! A cette heure-ci, nous étions tranquilles dans un endroit normalement bien fréquenté.

35

Grand Pic de Belledonne 2977m

Arête du doigt + traversée des arêtes

le 03/09/03

D-, 600m

Une belle bambée (2000m de dénivelé en tout) depuis Allemont. Montée par le lac de Belledonne. En 2h30 on atteint sans traîner l'attaque vers 2550m. La voie remonte toute l'arête est jusqu'au Grand Pic en passant par le doigt qui est le deuxième ressaut. Pas d'équipement (seulement 2 pitons en place) jusqu'au sommet. L'arête du doigt se développe sur 400m. Rien de majeur, quelques pas de IV/IV+ et un rocher assez bon dans les longueurs "grimpantes". En revanche, il y a de nombreux gros blocs instables et il reste du nettoyage à faire. En 2h (à corde tendue) on atteint le sommet. Nous avons poursuivi par la traversée des arêtes jusqu'à la Croix de Belledonne. C'est toujours aussi beau et aérien. 4 rappels en versant sud (équipés et renforcés par des spits) permentent d'approcher la brèche Reynier que l'on gagne par une remontée dans un couloir. Ensuite on monte au pic central en évitant le premier gendarme par la droite -ouest- puis par l'arête. Qq pas de IV/IV+, un passage de V. Pitons et 2 spits en place. La suite est facile (III maxi et sur quelques pas) jusqu'à la brèche Duhamel puis jusqu'à la croix de Belledonne. Egalement réalisée en 2h et à corde tendue (sauf pour le ressaut en V). Descente par les pierriers du versant est (pénible) de la Croix de Belledonne où l'on retrouve l'itinéraire de montée au lac de Belledonne (2h30 jusqu'à la voiture). Si on rajoute les pauses, cela fait une sortie de 10-11h et sans traîner, en grimpant presque tout à corde tendue. C'est donc une longue course où nous n'avons vu personne. En revanche, de nombreux animaux étaient présents (chevreuil, chamois, bouquetin, faucon pélerin). Prévoir coinceurs et sangles. Avec Matthieu P.

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Trois Pucelles (Vercors)

Spigolo Nord

but le 27/08/03

Avec Matthieu P., nous avons pris un but dans cette voie Desmaison. Approche assez craignos en sandales sur des vires raides et expo en terrain glissant. La première longueur démarre dans du terrain très raide avec de la terre et un arbuste piquant en plein milieu du passage. Protection impossible. Faudra revenir avec grosses, piolet et sécateur car la suite (4 longueurs d'artif) à l'air superbe. Du coup descente en 4 rappels droit sur les arbres : on a bien rigolé.

33

Grand Van (Belledonne)

voie "les Roberts de Réjanne"

le 26/08/03

TD-, 250m

Montés comme des puristes par la benne de Chamrousse, nous avons atteint le pied de la voie en une quinzaine de minutes, juste au-dessus des lacs Roberts. L'orientation ouest avec un soleil tardif rend l'endroit frisquet le matin mais après un tel été, ça fait du bien d'avoir un peu froid aux doigts. La voie sort au sommet de la pointe 2330 (qui est juste au nord de la 2289 notée sur IGN). Equipement entièrement sur spits. Coinceurs inutiles mais bon, on ne sait jamais si on se sent un peu juste. Hauteur, 250m, difficulté : D. Nous avons, dans la deuxième partie (après les vires du milieu), opté pour la variante de gauche (TD-) cotée 6b. Ce n'est en réalité qu'un 6a mais il y a risque de crash sur la vire avant de mousquetonner le deuxième point avec impossibilité de protéger autrement. Attention donc. Cotation par longueurs : V+, IV+, III, IV+, III, 6a, V-, V+. Descente facile versant sud. Nous voulions enchaîner par l'arête ouest (des Escombailles) du Petit Van (terrain d'aventure, IV+ max, qq pitons en place) mais en arrivant au pied, la gueule de "la bouse", le tout agrémenté d'un petit van frais, nous a fait opter pour un retour (à pied cette fois comme de grands sportifs) à la voiture. Par le passage classique, la voie des Roberts de Réjanne est tout de même à conseiller dans le niveau D, d'autant qu'elle est à une heure du centre-ville de Grenoble. A noter aussi 4 voies (un peu plus courtes et un peu plus faciles encore) dans la face ouest de la pointe 2289 du Grand Van, ainsi que deux Vie-Ferrate dans le secteur de la Croix de Chamrousse. Avec Nicolas Cardin qui signait là son grand retour en escalade, et Matthieu Plasteig, toujours fidèle à lui-même.

32

Rochers de l'Homme (Belledonne)

voie "le soleil des mourants"

le 25/08/03

TD+, 320m

Une jolie voie soutenue sur la première moitié. Cotations et équipement Cambon OK. Nous la plaçons un cran au-dessus de "Coucou Rioupéroux", plutôt dans le style de "coulées de Bronze". Une "petite" TD+ donc, tout de même développée sur 11 longueurs. Par longueur : 6a, V+, 6b, 6a, 6a, V+, IV+, 6a, V, V+, 6a. La partie basse est assez raide et "tire" un peu sur les bras. Dans le haut, c'est plus facile et la voie recherche les meilleurs passages. Voir le topo de Cambon. Voie réalisée avec Matthieu Plasteig.

31

Bec de Sormiou (Calanques)

tour et arête de l'extrême bec

le 07/08/03

D-, T500m + 120m

Un parcours facile (D-, 500m de traversée + 120 d'arête dont la moitié faciles = de la marche) et classique depuis longtemps. Deux pas de IV+ que l'on peut côter V- maintenant compte tenu du rocher un peu patiné. Le reste est sans histoires. Beaucoup d'ambiance et de quoi apprendre en grande voie. Avec Khalid, rencontré la veille et qui, enchanté, découvrait ici une activité qu'il ne connaissait pas. Attention toutefois à certains points vieillissants dans la traversée (on y trouve de tout : cordelettes, pitons, spits, bis...).

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Bec de Sormiou (Calanques)

voie de la "Momie de gauche"

le 06/08/03

TD, 100m

Une nouvelle voie côté gauche de la Momie (120m depuis la mer dont 50 faciles - IV+ maxi). Du pied de la Momie : 5 petites longueurs : 6a+, V+, V+, 6a+, V/A0. Deux dernières longueurs très belles dont le fameux "pas" de la Momie, ouvert depuis longtemps et entièrement équipé en A0 sur 3 pts (bonne chance en libre). Dommage que les longueurs soient si courtes. C'est un excellent terrain pour débuter la grande voie. On peut tirer partout (V+ maxi obligé), les longueurs sont courtes (12 à 20m). L'équipement est béton sur scellements bis avec des points hyper rapprochés.

29

Bec de Sormiou (Calanques)

traversée intégrale de Sormiou à l'Extrême bec

le 05/08/03

TD+, T2000m

Superbe ! C'est un parcours atypique. D'abord, il se déroule intégralement en traversée au-dessus de l'eau. Ensuite, c'est long, très long même puisque de presque 2000m. Autre particularité, il n'y a pas de corde puisque l'on évolue à 5m maximum au-dessus de l'eau et avec ces chaleurs, un plomb est même bienvenu. Attention toutefois à quelques pas en dalles faciles et peu raides avec une roche très aiguisée. La première partie est peu soutenue jusqu'à la calanque du petit Soldat : II/IV maxi. On se chauffe à peine. La deuxième partie ne dépasse pas le V+ jusqu'à l'anse de la Galère. Le crux est au cap Redon : deux "longueurs" de 6b avec deux pas difficiles. Ensuite, jusqu'à l'extrême bec, ce n'est jamais très dur mais le challenge de ne pas chuter une seule fois n'est pas encore acquis : restent deux pas de V+ et un de 6a à bien négocier. Pour ma part, je suis content d'avoir pu négocier l'intégralité du parcours sans faute et au premier essai mais il faut toutefois noter que j'ai shunté les deux petites calanques (Soldat+Galère), pour des raisons de sécurité et de technique : au Soldat, un court pas de 6a est très expo assez haut au-dessus d'un petit mètre d'eau. A la galère, un passage est nettement au-dessus du niveau de la traversée, au moins 6c dirais-je. Mais ce n'est pas très grave car les deux traversées à la nage pour éviter ces passages sont très courtes (5m + 10m maxi). Autre avantage de ce parcours, on peut travailler les pas (notamment les deux 6b du cap Redon). Ne pas s'en priver sauf si on est dans un niveau petit V+ : la chute est sans risques en cette saison.

28

Bec de Sormiou (Calanques)

voie "Antifada"

le 04/08/03

TD+, 120m

C'est une très belle voie récente en excellent rocher dans la partie droite de la falaise (à droite de l'éperon nord-est). 5 longueurs : 6b+, 6b, 6a+, V+, 6b. Equipement excellent et gaz malgré la faible hauteur (120m verticaux au-dessus de la mer). Seul bémol, les difficultés sont bloc avec des pas durs puis le reste plus facile dans le V+/6a. Avec Cédric Tassan. Prendre de l'eau et attaquer l'après-midi en été, lorsque la face est à l'ombre.

27

Tête Colombe 3032m (Cerces)

voie "à nous la belle vie"

le 30/07/03

TD, 300m

Une voie magnifique en face sud-est de Tête Colombe. Après deux premières longueurs inintéressantes évitables par des vires, le reste est de toute beauté sur un superbe calcaire. Cotations : V+, 6a, V+, 6a, V, V+, V-, V, 6a, V-, V+, V+. Equipement béton sur spits signé Cambon-Fiaschi. La descente est équipée pour le rappel mais encore une fois, nous avons choisi la descente à pied par le couloir sur la droite de la voie. C'est plus rapide mais attention : terrain pourri et craignos. Etre vigilant. Rester un maximum rive droite à l'abri des pierres puis ne pas traîner en bas. Se suivre de près. Déconseillé si d'autres cordées sont déjà dans le passage et... surveiller d'éventuels bestiaux à cornes au-dessus.

Images : lever de soleil sur le Gaspard et la Meije, dans la voie, femelle bouquetin sur une vire à la descente.

26

Tour Termier 3070m (Cerces)

voie du Ponant neuf

le 29/07/03

TD+, 280m

Cette tour rocheuse, épaulement important du Grand Galibier, réserve un face sud-ouest propice à l'escalade où de nombreuses voies ont été équipées (voir topo de Cambon). Avec Cédric Tassan, nous avons fait le Ponant Neuf, une voie de 10 longueurs (hauteur : 280m) sur un excellent calcaire, entièrement équipée sur spits. La lecture n'est pas facile dans cette voie où, comme la plupart des répétiteurs, nous avons trouvé les cotations un bon ton en-dessous de la réalité. Nous proposons les suivantes : 6a, 6a, V-, 6a+, 6a, 6a, 6a, V+, 6a+, 6a. C'est ainsi très homogène dans le 6a. Vues exceptionnelles sur les Ecrins. Descente à pied par le col Termier (attention aux pierres), plus rapide qu'en rappel. A noter au passage qq obs. sur les conditions catastrophiques en altitude : couloir Davin en glace en haut (sortie de gauche en partie en pierres), couloir Piaget en pierres, calotte des Agneaux en glace avec gros rognon rocheux apparu en plein milieu, col Claire en glace, cols de la Pyramide presque secs en nord, face nord de la Meije très sèche : attaque en éboulis (bientôt l'approche en baskets !), Z presque sec ...

Images : bouquetin, bouquetins et la Meije, grimpeur dans la voie voisine "le feu sacré", Cédric en action dans la voie, Roc Termier depuis le sommet, descente devant la tour Termier, aster des Alpes, Panorama du Grand Galibier à la Tête Colombe depuis la route du Galibier.

25

Taillefer - Petit Taillefer

arête nord

le 25/07/03

AD-, 800m

Il s'agit de l'arête qui borde à droite le grand couloir séparant le petit Taillefer du rocher Culasson. Dans le bas, mal définie, elle se perd dans une zone de dalles que nous avons remontée. Cette zone, haute de plus de 200m, a été partiellement équipée de spits et, c'est avec une certaine surprise que nous nous sommes retrouvés à monter en chaussures dans cette face en cotoyant des équipements d'escalade. Il semblerait qu'il s'agisse de la voie "Dudu la Faillite" qui prend fin en haut des dalles. En allant au plus facile, nous n'avons presque jamais dépassé le III. Attention toutefois, la partie haute est plus soutenue et la chute devient interdite. Ensuite, par des pentes d'herbes faciles, on rejoint l'arête proprement dite que l'on suit jusqu'au sommet (II maxi.). Descente en traversant le col du grand Van et retour par le lac Fourchu. Bel itinéraire, très sauvage à la montée. Bout de corde, qq mousquetons et sangles recommandés. Un itinéraire original en boucle qui réserve de très belles vues. Avec Matthieu Steffens.

Images

24

Aiguillette du Vallonnet 2930m (Ubaye)

voie "Squadrone avvoltoi"

le 20/07/03

ED-, 300m

Une voie magnifique sur ce superbe monolithe de calcaire perché au-dessus de Saint-Ours (Ubayette). Après "Trou de mémoire", réalisée avec Joël il y a 4 ans, nous revoilà tous les deux au pied de cette même face pour cette autre voie équipée sur spits, un poil plus dure (nous proposons la cotation ED- avec du 6a+ obligatoire). Le rocher est toujours aussi exceptionnel : un calcaire gris à orange avec une adhérance sur gouttes d'eau extraodinaire. Un seul bémol concernant l'escalade : une vire permet une échappatoire facile à mi-hauteur ce qui n'était pas le cas dans "trou de mémoire", juste à côté. Cotations par longueur que je propose (en moyenne légèrement en-dessous de celles des ouvreurs) : 6b (1 pas), 6a, 6a, 6b, V-, 6b, 6b+, 6b+, 6a+, V+, 6a (1 pas). La descente s'effectue en rappels dans la voie (équipée pour) avec, au choix, la moitié inférieure à pied grâce à la vire ou encore en rappels. Trois cordées d'italiens étaient derrière nous ce jour. Choix curieux alors que "trou de mémoire" toute proche (et du même style dans l'escalade) est restée libre, surtout que plusieurs grimpeurs n'avaient pas de casque ! Le mot de la fin sur cette voie superbe concerne l'équipement. L3 (6a) : 3 points seulement dans la longueur. Premier spit à 4m au-dessus du relais (facile à atteindre) puis rien sur 8 mètres dont les 4m les plus durs de la longueur. Friend moyen ou coinceur bienvenu (que j'avais heureusement) pour éviter un crash fatal sur vire en cas de vol. Pas compris pourquoi c'est équipé comme ça. L4 (6b) : dernier spit bien désaxé. Si on veut le mousquetonner, il y a un pas dur, sinon, faut aller direct au relais en évitant un monstre plomb (10m environ). Possibilté là-encore de mettre un petit coinceur (doublage éventuel avec un autre ou un friend) derrière une écaille douteuse (même avec une dégaine explose on n'est pas bien tranquille). Après être passé non sans sueurs, je me suis bien amusé en voyant l'italien en tête de la cordée qui nous suivait, lancer un beau "Vafanculo !" en arrivant à ce passage. L6 (6b) : Premier point 2-3m au-dessus de la vire puis le suivant est à 10m !!! Là-encore je n'ai pas compris. Je conseille donc pour cette voie, un petit jeu de coinceurs et friends pour que la balade reste une escalade à peu près sécurit. type "grande voie" toute équipée sur plaquettes. Voir sur le nouveau topo de l'Ubaye.

Images... approche devant le rocher Piroulire, début de L3, sortie de L4 très finos, départ de L10, descente en rappel et vue de l'aiguillette : en rouge "Squadrone", en bleu "trou de mémoire" réalisée avec ce même Jojo en septembre 1999.

23

Nasta 3108m (Mercantour-Argentera)

éperon ouest (voie Vernet)

le 19/07/03

D+, 350m

Suite de l'enchaînement "Argentera" avec le pilier ouest de la Nasta. Il se développe sur 350m de haut et 13 longueurs assez soutenues dans un niveau modeste. L'équipement est correct sur pitons mais il faut le compléter avec des friends et coinceurs, encore faciles à poser. Aérien et soutenu dans du superbe gneiss rouge dans la deuxième moitié de la face. Cotations par longueurs : IV, IV, IV, IV+, IV+, III, IV+, V-, IV, II, III, IV+, V. Une très belle voie dans ce registre de difficulté. Comme l'Argentera, descente par la vire nord-est (cotation F) puis des éboulis versant sud du "colleto de la Forchetta". Au lac de la Nasta, retour par Remondino, réalisant ainsi une boucle intégrale sur deux jours. Avec Joël Crose. Voir sur le topo des 100 plus belles "les Alpes du soleil".

Images. 1 : sur le névé d'attaque, 2 : lever du jour depuis l'attaque, 3 : Joël au premier relais, 4 et 5 : dans la partie raide de l'ascension, 6 : dernière longueur, 7 : au sommet de l'antécime, 8 : sur l'arête qui conduit au point culminant, 9 et 10 : bouquetins dans la descente, 11 et 12 : fleurs et bon sentier, descente sur le val Gesso.

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Argentera 3293m (Mercantour-Argentera)

éperon ouest

le 18/07/03

D, 800m

Avec Joël Crose, nous sommes partis pour un enchaînement de deux voies d'escalade du côté de l'Argentera. Nous avons opté pour une logistique sur deux jours (donc avec de bons gros sacs - matos - duvet - réchaud...) plutôt que sur une seule journée en light, le risque était grand d'être découragés dans ce cas d'aller à la Nasta après la première grosse ascension de l'Argentera, et puis cela nous permettait de découvrir plus tranquillement un massif que nous ne connaissions pas. Nous sommes donc partis bien chargés pour la face ouest de l'Argentera. Départ à l'altitude 1600, pied de la face à la côte 2500. Les difficultés commencent. Un socle facile (une petite longueur en III/IV, le reste à vaches mais attention à ne pas chuter) haut de 250m. Puis 350m d'escalade proprement dite. Nous avons parcouru au moins 100m à corde tendue (III, pas de IV grand maximum) puis avons tiré 7 à 8 longueurs (2 petits rappels sur gendarmes) dans du IV+/V- maxi, très peu équipé (qq pitons aux passages clefs ; prendre sangles, coinceurs et friends qui sont très faciles à poser). Un peu de corde tendue encore, un dernier passage de V- et on arrive dans les rochers faciles sommitaux (150 à 200m environ). En tout, une face sauvage (nous étions seuls) de 800m de haut, cotée D. Descente par la voie normale face est (PD-, cordes fixes où c'est le plus raide, facile à trouver : c'est une immense vire descendante). On atteint le collet des éboulis (ou passo Detriti) d'où une sente pierreuse descend vers le refuge Remondino. Bivouac un peu au-dessus de celui-ci, au pied de l'approche de la Nasta. Une grosse journée ! Voir sur le topo des 100 plus belles "les Alpes du soleil"

Images. 1 : prêts à partir, 2 : sentier d'approche, 3 : mélèze atypique sur le sentier du refuge Bozano, 4 : on se rapproche de la face et de la voie, 5 : On s'équipe au pied de la face, 6 : on fait le plein d'eau, 7 : attaque du socle, 8 : premier relais dans la partie la plus raide de l'éperon, 9 : un aperçu de l'escalade, 10 : les deux zouaves, 11 : au relais et un bon gros sac, 12 : une longueur soutenue, 13 : passage d'un gendarme, 14 : dernière longueur encordée et toujours un p... de gros sac, 15 : au sommet, 16 : corde fixe dans la voie de descente, 17 : bouquetins, 18 : descente du collet des Eboulis, 19 : on fait un peu de bloc, 20 : le bivouac, 21 : du bivouac, vue sur la Nasta, objectif du lendemain, 22 : coucher du soleil sur le refuge Remondino.

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Galeteau 2400m (Belledonne)

les dalles

le 14/07/03

D-, 200m

Nous avons parcouru l'itinéraire classique ouvert par Tobey et rééquipé en plaquettes de 8. En fait, si le rééquipement suit la ligne originale, il est plus direct, empruntant des passages un peu plus difficiles que la voie ouverte il y a plus de 50 ans. Il me semble que vu le niveau de l'escalade actuellement, cela ne change pas grand chose : la voie reste tout de même une belle initiation aux grandes voies "semi-aventure" de niveau D-, tout en respectant grosso-modo la ligne historique. Des coinceurs peuvent être utiles mais seront difficiles à poser. En général, si parfois les points sont un peu loin, il y a toujours un spit ou un bon piton aux pas clefs. Cotation par longueur : IV, V, IV+, III, IV+, V-, IV. Peu d'ambiance verticale mais excellent rocher et vues magnifiques notamment sur le lac du Crozet. Nous sommes descendus en rappels dans la voie (6 rappels) mais : c'est plus vite fait à pied et en plus, ce n'est pas toujours bien équipé pour. Pour éviter la chaleur grenobloise, nous avons bivouaqué la veille au-dessus du lac du Crozet. Plusieurs emplacements et de l'eau. Merci de maintenir le site propre. Avec Valérie PDS.

Images : marche d'approche (x2), les dalles depuis le bivouac, au bivouac (x3), dans la voie le lendemain (x3).

20

Tour de l'Homme 1803m (Belledonne)

voie "Coulées de bronze"

le 09/07/03

TD+, 280m

Une voie soutenue et très intéressante, en excellent rocher. Mis à part une demi-longueur herbeuse et humide, rien à jeter. Les cotations du topo de Cambon nous ont paru fidèles à la réalité. Par longueur : départ en III, V+/A0, 6b, 6a+, 6a, 6a, 6a, V+, 6a. V+/6a obligatoire.

19

Deux-Sœurs 2194m (Vercors)

voie du Spigolo

le 08/07/03

TD, 320m

Une voie classique dans les années 80. Elle a été récemment rééquipée partiellement (2 spits/relais + 2 ou 3 dans les longueurs). L'équipement est à compléter par un petit jeu de coinceurs et friends, amplement suffisant, et des sangles pour coupler les relais. Le rocher est bon à très bon dans les deux premiers ressauts, plutôt médiocre dans celui du haut. Les longueurs d'artif sont hyper équipées. Attention quand même dans L1 aux vieux clous tête en bas. Accès en une heure par le col de l'Arzelier (sentier + terrain chamois herbeux assez raide). Cotation par longueurs : A1, 6a, IV, 6c>V+/A0, V+, V+, IV, V, 6b>A0/V, IV/A0, IV+, III. Avec François Thirion qui, lors de la redescente, apprenait en appelant l'ENSA, sa réussite au probatoire d'aspirant-guide. A noter que nous avons eu presque froid par moment à cause du vent (même avec la carline manches longues), alors qu'à Grenoble, il faisait 31°C.

Images : sortie de la première longueur, deuxième longueur, départ de la quatrième longueur, quatrième longueur (vue globale), excellent rocher en cinquième longueur, sortie du grand ressaut.

18

Rochers du Midi 1993m (Chartreuse)

voie de la Grotte

le 06/07/03

ED-, 350m

Encore une fois, nul besoin d'aller en altitude avec les longues approches pour trouver la difficulté, l'engagement et l'ambiance. Certes une fois au sommet la balade est terminée mais les préalpes recelent de nombreuses voies difficiles, avec un équipement vétuste et pas toujours commode à descendre en rappel si on prend un but en plein milieu. La voie de la grotte fait partie de celles-ci. La face est verticale, haute de 350m, en excellent rocher la plupart du temps dans la voie qui louvoye (18 longueurs) en essayant tant bien que mal d'eviter les parties les plus raides et les plus compactes. L'équipement date de l'ouverture en 1963 (pitons, un peu moins que ce qui est dit sur le topo de Coupé). Seul un spit de 10 a été rajouté à chaque relais. Prendre un jeu complet de coinceurs et friends (dont des gros pour les fissures terminales), des sangles, un étrier au moins par grimpeur et le marteau et quelques clous au cas où. Nous n'avons pas couru dans la voie car dans les longueurs en V, ça engage vraiment et, à moins de pitonner, les coinceurs ne se mettent pas à tout bout de champ. J'ai même volé à mi hauteur (merci à la lunule) ce qui a sensiblement atteint le moral de la cordée. Tous les passages délicats sont soit bien protégés, soit se protègent facilement. Départ par la première longueur de la voie Coupé juste à gauche qui nous a paru mieux équipée. La cotation d'ensemble est ED- dans le topo et le vaut sans doute si on tient compte de l'équipement. Réalisée avec Matthieu. Retour par la dent de Crolles et le col du Coq d'où nous sommes partis. L'approche est aussi longue que si l'on part du CMC mais le retour plus vite torché. Cotation par longueur (et nombre de points en place) : 6a+>V+/A1 (3 pts), 6a+ (7 pts), 6b>V+>A1 (3 pts), V- (2 pts), V (4 pts), V (1 pt), V (2 pts), V+ (3 pts), V (3 pts), IV (0 pt), 6a (1 pt), V+ (2pts), A1 (5 pts), A1 (8 pts), 6a (1 pt), 6b+>V+/A1 (2 pts), 6a (5 pts), IV+ (0 pt). Au final, une superbe journée dans l'ombre d'une grande face (toute l'ascension en carline manches longues + tee-shirt dessous)

Images : brouillard dans les premières longueurs, sous la grande plaque jaune, dans la fameuse grotte, sortie de la face, dernières longueurs sur l'arête sud-est, au sommet, sur le chemin du retour.

17

Cascade de la Pisse (Grandes Rousses)

voie "la pisse lazuli"

le 03/07/03

TD-, 250m

Une voie sympathique dans un cadre somptueux. La ligne électrique qui longe la route est vite oubliée. La Romanche en bas, la cascade sur la droite et, à la sortie de la voie, de beaux alpages avec le refuge des Clots à cinq minutes de marche pour la bière. La voie est entièrment équipée de spits qui vieillissent vite, probablement abîmés par l'eau. Les 6 premières longueurs sont surcôtées sur le topo de Cambon : IV, V, IV+, V, V-, V. Les trois dernières justifient la cotation TD- : V+, 6a+, V+. Descente en sept rappels.

Images : dans la troisième longueur puis dans la longueur clef en 6a+, cinq minutes de marche vers le refuge et les bières, descente en rappel et la cascade.

16
Obiou 2789m (Dévoluy)

enchaînement voie du pilier nord-ouest + voie Marie-Thérèse

le 28/06/03

TD, 600m

Le sommet dolomitique du Dévoluy réserve ce superbe enchaînement qui se développe sur 600 m de dénivelé. Une grande course digne de la haute montagne. Les voies sont très bien décrites dans le guide de l'Obiou de Pierre Barnola. L'escalade se décompose comme suit : un socle haut d'une centaine de mètres qui se parcourt en deux longueurs : IV, III (corde tendue). Aucun point d'assurage. Rocher assez bon. Une courte jonction et on attaque le pilier : 11 longueurs. Tous les relais sont équipés de deux à trois pitons. Les longueurs côtent : IV, III (rocher moyen, 0pt pour ces deux longueurs), V- (1 pt, rocher correct), V+ (péteux, 1 piton), V- (péteux, 0 pt), 6a>V+/A0 (bon rocher, 6 pt), IV+ (bon rocher, 0 pt), V (rocher moyen, 2 pt), III, V- (très bon rocher, 3 pt), II. Une courte redescente amène à la voie Marie-Thérèse en meilleur rocher : V (1 pt, assez bon rocher), III (1 pt, rocher moyen), 6b>A0 (6 pt, très bon rocher), 6b>V/A0 (11 pt, très bon rocher), V- (2 pt, bon rocher). On sort pile au sommet. L'ambiance de cet enchaînement est grandiose (notamment dans le pilier nord). Mais attention, c'est du vrai terrain d'aventure. Les pitons ne sont pas tous bons et rares sauf dans les longueurs dures de la MT où ils abondent. Les vires sont encombrées de pierrailles et la corde a vite fait de les projeter aux étages inférieurs. Enfin, côté rocher, on ne fait pas dans le meilleur, notamment dans les pas faciles. Mais cela reste un très bel objectif de grande voie TD sérieuse. Réalisé en 6h socle compris avec Hélène et Olivier Lesbros. Coinceurs et pitons indispensables. Descente par la voie normale.

Images : lever de soleil sur l'Obiou, sortie de la longueur clef du pilier, dernière longueur du pilier (x2), au sommet du pilier, deuxième longueur de la Marie-Thérèse, traversée dans la Marie-Thérèse, longueur dure de la Marie-Thérèse, chocard, au sommet, fleurs dans la descente.

15

Deux-Sœurs 2161m (Vercors)

voie du Toit

le 22/06/03

TD, 300m

Après une approche suffocante malgré l'heure matinale, l'escalade fut finalement très agréable avec plusieurs passages à l'ombre et de "l'air" dû aux thermiques et à un petit vent de nord. La voie est belle sauf la troisième longueur pourrie. Rééquipée partiellement sur spits, les coinceurs sont nécessaires pour protéger quelques passages engagés : y'a quand même de quoi faire de beaux vols, sauf dans le toit où l'équipement est béton. Grande ambiance pour le passage du toit qui se fait en deux longueurs. Cotations par longueurs : V, IV, V, V+, V+/A0, IV, V+/6a, V, 6a, IV. C'est une voie TD réalisée avec Aurélie Nicolet. Observations de 11 vautours fauves dans le ciel, au-dessus même de nos têtes alors que nous grimpions. D'autres "vautours", moins sympas ceux-là, se sont manifestés sur le parking du terminus de la route de Prélenfrey. Les malfrats ont brisé les vitres des véhicules non immatriculés 38 et fouillé les contenus. Encore une fois, il semble vivement recommandé de ne rien laisser de valeurs dans les bagnoles et de tout faire pour montrer qu'il n'y a rien à voler dedans.

Images : mur raide de L4 sur fond de mont Blanc, première longueur sous le toit, relais sous le toit, sortie du toit, une longueur délicate (L7), longueur soutenue en sortie (L9), descente sur le plateau sommital, lys martagon.

14

Vallon de Combeau (Ecrins - Champsaur)

circuit

le 19/06/03

Petite sortie scolaire dans le cadre d'un travail en partenariat avec le parc des Ecrins. Une balade intéressante comme sortie familiale : partis de Serre-Eyrauds, nous sommes montés à la cabane de Combeau avec retour par Clot-Davin. Montée et descente assez ombragées par ces chaleurs. Ne pas manquer le belvédère sur la vallée du Champsaur à la croix de Combeau. La flore est à son maximum.

Images : encore des fleurs, Baptiste nous montre comment faire un gobelet avec une feuille de gentiane jaune, Champoléon depuis Combeau et la cabane de Combeau.

13

Vallon du Chasserand (Ecrins - Valgaudemar)

circuit

le 18/06/03

Le vallon du Chasserand est dérobé et n'existe pas pour celui qui ne parcourt le Valgaudemar que par son fond. Il se situe juste avant le vallon de Prentiq, versant nord. Le départ se fait de la Chaup par un sentier à moitié tracé sur la carte mais facile à suivre. J'ai suivi les conseils d'un habitant de la Chaup, très sympathique qui connaît bien le secteur et que je remercie. Mais une fois sur place, difficile de se rappeler de tout : la grosse Pierre, le couloir en haut du clapier... Une fois dans le vallon du Chasserand, lorsque l'on sort de la forêt, il doit falloir, en fait, tirer à droite jusqu'à la pointe supérieure du clapier puis remonter un couloir raide entre des barres et qui sort à gauche de la cabane du saut de la Vesse. J'ai continué dans l'axe pour prendre un couloir qui me paraissait facile vu du bas. En fait, ce fut très raide avec de l'escalade : du II, du III puis même du IV et du 75° herbeux à jouer à tarzan dans les vernes, le tout avec une chute interdite. La barre fait bien 50m de dénivelé. Je l'ai franchie calmement en prenant les passages un à un mais je n'avais pas de corde pour redescendre au cas où. Mieux vallait donc passer. A la sortie, il faut tirer à droite (on trouve un sente minable par-ci par-là) vers la cabane du saut de la Vesse. Au delà, je suis redescendu par un sentier vers le Séchier. Ce sentier est de plus en plus large au fur et à mesure de la descente mais reste facile à perdre... et difficile à trouver au-delà de la cabane vers l'ouest. En fait, il faut remonter un peu à partir de la cabane pour franchir une arête. J'ai personnellement continué la journée "sanglier" en traversant à niveau depuis la cabane et en suivant au mieux les traces de chamois, nombreux dans les parages. Passages expos. Et j'ai retrouvé le sentier que j'ai suivi jusqu'au Séchier. Retour à la Chaup par un chemin qui longe le canal des Herbeys. C'est une balade à considérer hors sentier, avec une forte probabilité d'erreur(s) d'itinéraire. Ne pas hésiter à bien regarder et à revenir en arrière, ce que l'on ne fait que trop rarement. Grande sauvagerie, nombreuses fleurs magnifiques, un vallon à visiter. Mais chut...

Quand dame nature sort le grand jeu : Ancolie des Alpes, églantier, lys orangés, rhododendrons, Turbat en fin de journée, le sentier du retour et le canal des Herbeys.

12

Bau de Bartagne (Sainte-Baume)

arête intégrale de la Glacière

le 14/06/03

TD, 130m

C'est une belle voie de 5 longueurs qui parcourt l'arête sud-ouest de Bartagne et se termine à l'épaule. C'est un peu court mais on va quand même au sommet par des passages rocheux faciles. Les deux premières longueurs (V+ puis V) permettent une bonne mise en jambe. Les deux suivantes sont superbes (6a puis 6a/A0) sur un calcaire exceptionnel. On termine par une longueur facile (III). L'ensemble est très bien équipé en scellements, un jeu de coinceurs peut toujours être utile. Le matin, cette voie est à l'ombre dans l'ensemble ce qui permet d'y aller en cette saison malgré les grosses chaleurs. Voie réalisée avec Joël Crose.

Images : Joël dans la 3è longueur puis au relais vu de la 4è longueur, au sommet de l'épaule face au pilier de Bartagne, drôle d'oiseau rencontré.

11

Puy des Pourroys 2784m (Ecrins)

traversée

le 11/06/03

Peut-être la plus belle randonnée sportive (qq passages exposés en haut dans de raides pentes d'herbe, cotation TF) du Champsaur. On part du Châtelard (hameau de Champoléon) et on monte en face est par un ancien sentier à peine visible (souvent encombré de végétation mais il est quasiment continu). Prendre le temps de bien repérer le cheminement aux jumelles, d'en face par exemple en montant qq minutes au-dessus de la rive gauche du Drac Blanc. Vers 2400m, la sente rejoint l'arête sud-est du Puy par laquelle on gagne le sommet (par le flanc gauche de cette arête, on peut aussi rester au plus près de cette arête comme je l'ai fait, dans ce cas, c'est presque de l'escalade avec du terrain chamois facile mais où il ne faut pas glisser). Les 100 derniers mètres se font sur une roche très noire, volcanique comme en témoigne le nom de la montagne. Nombreuses fleurs, nombreux chamois dans la montée. Ca pinaille pas, c'est du très raide de bas en haut sur presque 1500m de dénivelée. Descente versant ouest : du "sable volcanique" puis des névés permettent de torcher la descente de la face en 15 minutes. On rejoint ensuite une sente qui descend sur les chalets du Tourond. Retour par le vallon homonyme par un bon sentier jusqu'aux Fermons. La voiture est alors à quelques minutes. Par ces grosses chaleurs, une telle ascension en pleine journée est guère envisageable.Je suis donc parti à 19h30, tout à l'ombre mais il faisait encore bon. Mais pour cela, il ne faut pas traîner en montée (le cheminement doit être délicat à suivre de nuit, pas un seul cairn) et prévoir une frontale pour la descente. A noter aussi que la balade est déconseillée le matin (par temps clair - rosée - ou s'il a fait un orage la veille au soir), la majorité du parcours se faisant dans de l'herbe.

10

Paroi de la cascade de Villard-Notre-Dame (Ecrins)

voie "les délices de Notre-Dame"

le 10/06/03

TD-, 250m

Encore une bien jolie voie dans un décor splendide (face au Rochail, aux cascades du vallon, lys orangés en fleurs...) Le rocher est très bon, néanmoins, dès que l'on s'écarte un peu de la voie, notamment sur la gauche des spits, il reste qq blocs douteux (nous avons contribué au nettoyage des lieux). Les difficultés sont concentrées dans le V avec un pas à V+/6a max. La voie est entièrement équipée mais des spits peuvent avoir été abîmés car on grimpe le long d'une cascade. Malgré un degré 8 sur l'échelle de Villard (voir topo de Cambon), la voie est restée au sec, tout juste qq embruns dans la dernière longueur. En revanche, la voisine "giclée magique" était impraticable. Mieux vaut attendre que le débit de la cascade se calme. On y accède par une approche descendante (on dirait presque le Verdon) de 5 minutes, suivie de 7 rappels équipés rive droite. Avec Matthieu P.

Images : approche, lys orangé, premier rappel, Marthieu dans la voie (4 photos), re-lys orangé.

9

Tour de l'Homme 1803m (Belledonne)

voie "Coucou Rioupéroux"

le 08/06/03

TD, 280m

Un accès court (30 minutes grand maximum), des voies d'ampleur (presque 300m de haut), du gaz, du bon rocher. Les rochers de l'Homme, équipés par J.M. Cambon ces dernières années, sont devenus un centre d'escalade à la mode à proximité de Grenoble. Les coinceurs ne sont, à priori, pas utiles mais on ne sait jamais. J'en ai toujours un petit jeu au cas où des plaquettes aient pu être endommagées. Le rocher ne nous a pas paru facile à lire et nous n'avons pas "randonné" dans cette voie. Pour plus de renseignements, voir le topo de Cambon. Avec David Ronayette et Matthieu P.

Images : Matthieu et David au relais, dans la longueur clé, aster dans la voie, nœuds au relais, David pris en "flagr" de tirage au clou, on retrouve les prairies et les rhodos au sommet.

8

Via Ferrata de la Grande Fistoire (Préalpes de Digne)

le 19/05/03

Un accès rapide (10 minutes d'approche) pour un parcours assez long et peu difficile. Bon, c'est une via ferrata, donc on est bien loin de l'ambiance et de l'éthique de l'escalade. Mais le cadre est très joli, il y a peu de monde en cette époque et cela reste un bon moyen de se dégourdir les jambes. La traversée de la passerelle cloture agréablement la balade. Attention, cette via est payante : 5,5 euro par passage. C'est déjà la chaleur en cette période dans ces montagnes provençales.

7

Vallée de la Séveraissette (Ecrins)

le 18/05/03

Avec Valérie, partis pour une randonnée sans but précis, nous avons finalement stoppé la balade à la maison forestière de Londonnière, devant une observation insolite. Intrigués par des bruits dans un taillis, nous nous sommes approchés, tombant nez à nez avec un renard. Celui-ci, surpris, décampe mais s'arrête non loin. Et peu à peu, il revient vers nous, comme intrigué. Cet animal nous a paru en bonne santé. Pourtant, il avait un comportement bien différent des autres renards. Bouquetins et marmottes se laissent facilement approcher, chamois parfois même. Mais jusqu'à présent, tous les renards que j'ai pu croiser décampaient automatiquement. Celui-ci est resté deux bonnes heures près de nous, il fallait même surveiller les sacs de peur qu'il ne vienne les fouiller. Il laissait toujours quelques mètres de distance mais était à chaque passage un tout petit peu moins craintif. Une belle observation insolite, qui ne laisse pas indifférent tout amoureux de la nature. Ci-dessous, quelques photos de l'animal.

6

Croix de Toulouse 1968m (Cerces)

circuit Briançon - La Vachette

le 12/05/03

Une balade avec les enfants de la classe de Chaillol dans le cadre de la journée "P'tit tour à pied". Après la croix de Toulouse, nous sommes restés rive droite de la Durance par un sentier qui nous ramène à la Vachette. Le dénivelé est d'environ 700m mais avec qq longueurs quand il faut remonter vers la Clarée. A ce propos, nous avons pu admirer le confluent Durance-Clarée, où il est évident que c'est la Durance qui se jette dans la Clarée et non l'inverse. Aucune difficulté technique sur ce circuit se prettant bien à la randonnée, belles vues, du Rochebrune au Lautaret.

5

Eperon du Roy (Cerces)

voie "Che Guevaroux"

le 10/05/03

TD-, 150m

Une bien belle voie de 5 longueurs (5, 5+, 6a, 5+, 5-) sur ce beau calcaire des Cerces. Un très bon équipement sur spits, une approche en 20 minutes depuis le Pont-de-l'Alpe et une descente aisée à pieds. Une façon de renouer avec l'escalade malgré le temps médiocre (couvert, un peu de vent, qq gouttes) avec David Ronayette. Vu 3 jeunes bouquetins durant la descente.

Images : 1 et 2 : David dans la voie, 3 : moi-même au sommet, 4 et 5 : bouquetins, 6 : orchidée

4

Champsaur (Ecrins)

le 04/05/03

Nous nous écartons un peu de la montagne sportive pour faire une parenthèse sur la saison des morilles. Entre deux balades en montagne, c'est à la fois reposant de se balader en les cherchant, tout en restant au contact de la nature. Ce délicieux champignon ramassé dans le Champsaur ce week-end avec Valérie se prête à toutes sortes de préparations culinaires. Nous livrons ici une petite recette : les croûtons aux morilles. Pour environ 300g de morilles (4 personnes maxi, 2 gros mangeurs) : Il faut d'abord préparer une sauce très simple : une noix de beurre dans une casserolle dans laquelle on verse 15cl de crème fraîche épaisse (si c'est de la liquide, on peut y rajouter une cuillère à café de farine pour épaissir un peu). On sale et on poivre. Y rajouter quelques échalottes. Une fois la sauce prête, la verser dans la poële dans laquelle on aura préalablement fait cuire pendant 30 bonnes minutes les morilles (crues ou mal cuites, elles sont toxiques). Répartir la précieuse préparation sur des croûtons fris au beurre dans une poële : bon appetit !

une bien belle morille ! les croûtons prêts à manger.

3

Hameau de Méollion (Ecrins)

circuit des Champets

le 03/05/03

Agréable balade dans cette superbe vallée de Champoléon. Depuis les Borels, montée par les Champets puis traversée vers le hameau de Méollion. Jadis habité, il comprenait même une école ! Une avalanche mit fin à l'habitat permanent ici. Descente par le sentier classique qui emprunte le fond du vallon de Méollion, rive droite du torrent homonyme. Les sentiers sont agréables, les baskets suffisent. Ca sent le printemps, tout est vert, du moins dans les versants sud, la neige persistant en versants nord de manière à peu près continue au-dessus de 1800-1900m. Possibilité de monter au col de Méollion pratiquement sans mettre les pieds dans la neige. Avec Valérie PDS.

Images : Départ des Borels, montée par les Champets, première gentiane, fleur de merisier, cône de mélèze, fontaine à Méollion, Méollion face au puy des Pourroys, cascade sur le sentier de descente, fin de descente.

2

Tour Ronde 3792m (Mont-Blanc)

face nord

le 09/03/03

C'est une belle voie, esthétique et aérienne bien que courte (300m maxi). La rimaye passe sans soucis. Ensuite, c'est en neige sur 120m puis vient le passage clef sur 50m en glace. Mais c'est pas très raide (50° voire un peu plus). Une longueur tirée. Les 120m derniers mètres sont aussi en neige (très dure dans le haut avec la glace affleurante). Pour aller au sommet, on contourne par l'est et on finit par la voie normale (à vaches). La descente s'effectue par le couloir de la face est (AD). Je suis descendu à skis mais ça passe très bien à pied, c'est tout en neige. Skis obligatoires pour l'approche. Avec Leïla Shahshahani et Didier Gambert.

1

Mont Rachais 1046m (Chartreuse)

traversée

le 03/01/03

Montée depuis Grenoble par la Bastille puis traversée sur le col de Vence et retour sur La Tronche par le sentier de la Vierge Noire. Un footing décrassage après les fêtes avec Frédérique et Didier. Dénivelé : 850m environ. C'est aussi un joli but de randonnée avec départ de Grenoble qui ne demande pas de voiture pour les habitants de la cité.

 

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