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Grimper 2005

(sorties classées par ordre chronologique décroissant, mise à jour 15/09/2005)

dénivelé total : 18000m (dont 6950m d'escalade rocheuse)

VM : voie moderne (équipée béton) ; VC : voie "classique" (équipement à compléter) ; TA (terrain d'aventure - peu ou pas d'équipement)

 

19

Rochers de l'Homme 1804m

(Belledonne)

"Chourmo"

ED ; 330m (VM)

le 14 septembre 2005

Une grande voie difficile signée Cambon. On y accède en 3 petits quarts d'heure : approche bucolique, sentier escarpé, parcours en falaise parfois cablé. Deux premières longueurs de 50m (5c et 4b) amènent à la vire inférieure d'où démarrent les hostilités. 10 longueurs soutenues sans repis, très bien équipées sur goujons et cotées comme suit : 6a+ ; 7a ; 6b+ ; 6a+ ; 6a ; 6a+ ; 6a+ ; 6c ; 6c ; 6b+ ; le tout dans du terrain très raide voire légèrement déversement. De quoi durcir les avant-bras ! Côté escalade, on peut dire que c'est une bien belle voie avec des mouvements physiques assez variés à dominante de réglettes. Le rocher est excellent et très adhérant. Voie réalisée avec Jean-Pierre Claudet.

18

Rochers du Midi 1993m

(Chartreuse)

voie Coupé

ED- ; 350m (VC)

le 31 août 2005

Mythique !!! Après l'ascension de la voie de la Grotte il y a deux ans, je voulais revenir dans cette paroi, la plus belle de Chartreuse avec le Grand Manti, pour gravir une autre voie historique.Et pour ceux qui aiment ce style d'escalade à "l'ancienne", c'est tout simplement un itinéraire majeur qui louvoie intelligemment entre les murs et autres surplombs lisses infranchissables à moins d'un wagon de spits. L'abondance de matériel en place dans le dur ne doit pas faire oublier l'engagement et le caractère terrain d'aventure de la voie : pitons rouillés, tête en bas ou mal enfoncés, ficélous en tous genres mais aussi des longueurs en V/V+ où il faudra savoir placer ses protections. Cotations par longueur (en libre) : 6a+ ; 6a+ ; 7a ; 6c ; 5b ; 6a ; 6a+ ; 6c ; 6b+ ; 7b ; 6b (ou 5b) ; 6c ; 5b ; 5c ; 4b. 6a/A1 obligatoire. Corde de 40m. Prendre 15 dégaines ; un jeu de cablés, un jeu de friends, 3 sangles, un marteau, 3 clous variés, 2 étriers et 1 fifi par grimpeur (pour le confort). Prévoir pas mal d'eau s'il fait chaud et ne pas partir trop tard car il est difficile, à moins d'avoir un très fort niveau, de courir dans la voie. Avec Olivier Lesbros, nous l'avons réalisée en 7h45. Nous avons choisi l'accès du col du Coq, à peine plus long que par Saint-Hilaire (1h20) qui a plusieurs avantages : montée à l'ombre par la face ouest de la dent de Crolles, retour sans aucun stress (pas de désescalade merdique ou de rappels) en 1h par la voie normale de la dent de Crolles.

Bienvenue dans le royaume du gaz...

Départ expo en 6a+ ; L3 (7a) ; Départ de L4 ; dalle en 6c de L4 ; fin de L8

Fin de L9 en 6b+ ; dans L10 en 7b/A1 (X3) ; arrivée au R10 plein gaz

Variante en 6b expo de L11 ; pilier de L12 en 6c (X2) ; fin de L12 ; antépénultième longueur = 5c d'anthologie

17

Tête du Rouget 3417m

(Ecrins)

voie "le trésor de Rachkam le Rouget"

ED- ; 500m (VM)

le 29 août 2005

Avec la bonne forme du moment et celle d'Etienne "Magic" Lauras, c'était le moment d'entreprendre une belle escalade difficile haut perchée dans les Ecrins. Nous avions décidé de le faire à la journée et en y accédant par le versant sud et le socle. Nous n'avons pas été déçus !! Avec un peu d'entrainement, nous avons réussi à grimper les 15 longueurs en un temps honorable (5h15 socle compris) mais surtout à réduire au maximum tout le reste (approche en 2h15, 15 rappels en 1h45, descente à pied en 1h15) et donc bénéficier de moments de pauses prolongés forts agréable lors de cette journée bien remplie. Finalement, l'accès versant sud permet de gravir la face en entier sans shunter le socle, permet d'éviter les rappels bouseux en venant du Soreiller et en conclusion est le plus court accès (et retour). En plus, nous avons laissé tout le superflu au pied de la voie descendue entièrement en rappel : cela s'y prête très bien de part la raideur et la qualité du rocher et nous en avons profité pour œuvrer pour la collectivité en remplaçant plusieurs sangles des relais.
En ce qui concerne la voie elle-même, c'est une pure merveille, un vrai trésor, une des plus belles escaldes que j'ai pu faire à ce jour. Chaque longueur est intéressante et a sa difficulté, soit technique, soit morale (points éloignés dans les V+). Par longueur, cela donne : III (3 longueurs, corde tendue, socle) ; V (dernière longueur du socle) ; V+ ; 6b+ (majeur, pas de sortie teigneux = 6c ?) ; 6b (soutenu, majeur) ; 6a ; V+ (grande classe) ; 6a+ (majeur) ; 6a+ ; V+ (exposé et tout en rondeurs, pas de protection possible autre que les 5 spits sur 40m) ; V ; III ; III. Pour la petite histoire, notre timing fut le suivant : Lever (à Grenoble) : 5h ; Début approche : 7h ; Pied de la voie : 9h15 ; Attaque : 9h45 ; Haut du socle : 10h30 ; Sommet : 15h ; Début descente : 15h30 ; Pied de la face : 17h15 ; Début descente : 17h45 ; Voiture : 19h ; Grenoble : 20h30. A la journée, l'accès et le retour par la face sud semblerait donc être le plus rapide... et le plus beau.
Et nous avons failli être seuls durant toute la journée ; c'était sans compter sur François Gouy et son ami Elad, partis du Soreiller et arrivés quelques minutes après nous au pied des difficultés.

Images : approche, L1 (au-dessus du socle), L2, L5, L6, L8, Meije et barre des Ecrins


16

Pointes du Midi

(Aravis)

voie "tchao godillo"

TD- ; 220m (VM)

le 28 août 2005

J3 Savoie. Et la météo de pire en pire : toute la course dans le brouillard (et un peu de soleil en arrivant au parking). Heureusement, c'est court (à peine plus de 30 minutes d'approche en bourrant un peu) en accès et dans la voie (7 longueurs, descente en rappels). Mais c'est très joli (malgré le fait de ne pas en avoir profité au mieux - visibilité = une longueur, passages mouillés...) en alternant murs et canelures et tout équipé sur plaquettes. L1 : 5b/A0 (un court pas de 6a bien con sur un spit) ; L2 : 6a (magnifique pilier) ; L3 : 4c ; L4 : 3 ; L5 : 5c (soutenu) ; L6 : 6a (un pas, le reste soutenu en 5b) ; L7 : 5a. C'est la première voie que je fais une voie dans le secteur et j'y reviendrai. Et pour finir, on a voulu traverser les piliers vers la gauche et revenir par le sentier du lac du Peyre afin de visiter un peu les lieux mais le brouillard aidant, on n'a pas pu trouver de passage et on a eu droit, avant de reprendre l'itinéraire de montée, à notre partie désormais devenue habituelle de "terre - herbe - terrain glissant - exposé). Avec Nicolas Cardin

15

Arêtes du Sapey

(Aravis)

voie "délit de fuite"

TD ; 280m (VM)

le 27 août 2005

Rebelotte avec Nicolas Cardin pour notre deuxième jour sur les Savoie et par temps douteux qui s'avèrera très propice pour grimper sans avoir ni chaud ni froid, dans cette falaise de moyenne montagne type fournaise en été normal. L'approche est rapide : 3 gros quarts d'heure depuis le parking au-dessus de Thônes. On peut laisser le surplus d'affaires planquées au pied du couloir est que l'on empruntera à la descente. Le départ de la voie est à 5 minutes de là sur la droite. C'est une voie Piola à l'équipement irréprochable (spits, proche dans le "dur", loins dans le "facile"). Les cotations sont les suivantes : L1 : 5c ; L2 : 5b ; L3 : 6a+ ; L4 : jonction ; L5 : 5c ; L6 : 5c ; L7 : 6a ; L8 : 6a ; L9 : 5c ; L10 : 5b ; L11 : 5c ; L12 : 5b. l'ensemble est donc soutenu dans le cinq sup. et très joli. Le manque d'ambiance (ressauts superposés) est le seul bémol que nous pouvons y apporter. Le retour est une belle randonnée du vertige. Les arêtes (grosso modo) vers l'ouest puis le couloir est-sud-est où l'on a renoué avec des passages herbeux et terreux bien casse-gueule mais moins que la veille et qui n'ont pas nécessité l'utilisation de la corde. Et pour la petite histoire, nous avons fait la course (et c'est le cas de le dire) avec un guide de Courmayeur et ses 2 clients partis juste derrière nous. Les clients grimpaient "normalement" ; le guide "volait" littéralement dans la voie. J'ai rarement vu un gars grimper ainsi, avec une telle facilité, mousquetonnant un point sur deux et ne réfléchissant jamais ! L'ambiance était très sympa et nous bien échangé avec lui aux relais. Nous nous sommes arrachés le cul (heureusement qu'il avait deux client derrière lui) pour garder notre avance mais par courtoisie et parce que la jonction était définitivement opérée, nous les avons laisser passer à deux longueurs de la fin, profitant de grignotter quelques biscuits.

14

Mont Peney

(Bauges)

voie "douceur de vivre"

TD- ; 180m (VM)

le 26 août 2005

Après l'échec des prévisionistes météo (qui ont vraiment du mal en cette fin août) nous décidons de ne pas tenir compte des bruines annoncées et de tenter une petite escalade préalpine. Bien nous en a pris ! Ce fut la plus belle journée du week-end avec un peu de soleil ! L'ambiance est très gazeuse dans cette falaise qui domine l'agglomération de Chambéry (style Presles) et les voies atteignent parfois 200m de hauteur. "Douceur de vivre" est une des plus abordables et est bien équipée sur scellements avec parfois quelques spits. Les longueurs se décomposent de la façon suivante : L1 : 6a/A0 (un court pas de 6b en libre à la sortie) ; L2 : 4c (un pas puis facile) ; L3 : 5c (avec un pas pas évident au départ - 6a ? - la suite plus sympa et très jolie) ; L4 : 5c (continu, magnifique) ; L5 : 4c (magnifique mur facile sur grosses prises comme on en voit trop rarement) ; L6 ; 5c (court). Le retour est très simple par le plateau jusqu'à la voiture déposée au terminus de la piste forestière (15'). Par contre, l'accès, bien que court, est bien craignos. Après 10 minutes sur sentier plat, on descend la cheminée du Peney qui est un bousier immonde. Il est partout possible de bien s'assurer (scellements et spits en place) et ce jour-là, au sol bien gras, 2 rappels nous ont paru indispensables, le plus dangereux n'étant pas les raides passages rocheux bien prisus mais les passages terreux exposés avec pour seules prises mains des touffes d'herbes ! On quitte ce merdier juste après la désescalade d'une petite échelle, par une vire évidente à gauche (oragraphique), où les lettres "DV" sont gravées dans le rocher. La suite de l'accès est beaucoup plus sympa et très jolie sur du terrain à chamois mais facile. Avec Nicolas Cardin.

13

Mont Aiguille 2087m

(Vercors)

Pilier sud

TD- ; 220m (VC)

le 24 août 2005

Cela fait un moment que nous avions prévu une escalade ensemble avec Daniel (Bertholet). Après de mulitples hésitations, nous avons jeté nôtre dévolu sur le mont Aiguille et son pilier sud. Et nous avons pas été déçus ! Je m'attendais même à quelque chose de beaucoup plus "bouseux". Eh bien pas du tout ! Le rocher est bon malgré quelques prises à vérifier, l'équipement très intelligent (partiellement rééquipé avec des spits en protégeant de manière impeccable tous les pas durs et en gardant quelques passages plus faciles dans l'état historique. les relais sont également béton) et l'escalade intéressante avec des pas variés et du gaz. Grosse hésitation au pied de la voie dans le brouillard complet et une humidité bien présente. Le soleil nous a finalement rejoint pour les trois dernières longueurs ce qui rajoute une touche de beauté et d'ambiance avec le gaz qui se crée d'un coup et la mer de nuages plus bas. La descente est toujours aussi belle par les tubulaires, d'autant qu'à 13h, il n'y avait personne ; la plupart des cordées de grimpeurs étant encore dans les voies. Nous avions un jeu de coinceur mais il n'y a que peu d'endroits pour les placer et l'équipement étant bien fait, nous ne nous en sommes pas servis. La moitié de la voie est une progression sur zones de faiblesses faciles, l'autre moitié gravit des murs très raides d'une toute autre difficulté. Cotation par longueurs : III, III, III, V, V+, IV, 6a, V+, II

Images :

Dans le brouiilard en L5. visibilité : une longueur !

Au soleil et en plein gaz en sortie de L7

Daniel dans les dix derniers mètres aériens et grimpants du pilier sud

 

12

Tour de l'Homme

(Belledonne)

Péchiney indirect

TD ; 280m (VM)

le 8 août 2005

Partis pour "Péchiney direct" en laissant volontairement le topo à la voiture après visualisation du tracé, nous trouvons rapidement que le V/V+ annoncé est plutôt du 6a/6a+. A la quatrième longueur, je reconnais la traversée de "No Raffaran" réalisée deux ans auparavant. C'est là que nous récupérerons le bon wagon pour réaliser cette fois la deuxième partie de la face en suivant la vraie "Péchiney" (les deux voies se croisent). On a d'ailleurs pu remarquer les spits, toujours en bon état, mais plus vieux que ceux de Raffaran et le rocher un tout petit peu usé (Péchiney direct est la première voie ouverte dans la face en 1998 par J.M. Cambon, Raffaran la dernière en 2003). L'escalade fut en tous cas toujours aussi belle dans ce secteur que je n'avais pas revisité cette saison. Equipement irréprochable sur spits. Corde de 45m, 12 dégaines, 1 litre d'eau, 1 petite laine et c'est parti. Avec Leila Shahshahani.

11

Plateau d'Emparis 2100m

(Grandes Rousses)

la quête de l'oiseau du temps

TD ; 430m (VC)

le 4 août 2005

C'est une voie peu médiatisée (très peu d'info sur le net) que je voulais aller voir depuis un moment. Et je n'ai pas été déçu. Le rocher est très beau, exceptionnel même dans le haut et mis à part la longueur délitée de sortie sur le plateau, il comporte très peu de passages douteux. La voie est commune avec la "lune rouge" (plus facile, qui part à droite à la sixième longueur) puis monte plus droit dans la face et se redresse (pas mal de gaz en haut). C'est dans cette deuxième partie (les 2/3 quand même de la face) que sont concentrées les difficultés. Chaque longueur vaut le déplacement. La sixième (longueur après les gradins situés au-dessus de la séparation des deux voies), en IV+ raide et soutenu, est très engagée (40m, un spit et un piton - pas d'autre protection possible - peut-être rajouter un clou ?). C'est là aussi qu'il peut y avoir un doute dans l'itinéraire : nous avons pas mal pinaillé avant de tenter l'envolée droit au-dessus du piton. C'est bien là qu'il faut aller et pas sur la droite où ça paraît moins raide et plus engageant. La suite est de mieux en mieux équipée avec des vrais goujons qui apparaissent dans la 10è longueur en 6a. En général, c'est mieux équipé dans le haut même s'il faut quand même envoyer sans tomber entre certains points. On trouve de tout dans la voie : des pitons aux goujons en passant par des spits de 8.
Le tracé du topo de Cambon est juste, les cotation aussi mais les relais placés un peu de manière fantaisiste. On a pu sauter quelques relais (qu'on a parfois pas vus) avec une corde de 50m.
Par longueurs : IV+ (1pt) ; IV+ (2 pts) ; III (1pt) ; IV (2 pts) ; IV+ (3 pts) ; II ; IV+ (2 pts, 40m, très soutenu et engagé, pourrait mériter un petit V-) ; V (3pts, à partir de là, les longueurs sont magnifiques) ; V+ (3 pts) ; 6a (6 pts) ; V (3 pts) ; V+ (6 pts) ; IV+ (3pts) ; V+ (6 pts) ; V (5 pts) ; IV (pourri, 1 pt)
Descente par l'agréable sentier herbeux du chazelet puis la chapelle de Bon-Repos (bien mérité). Avec Jo Bertoncini.

images (Jo & Lio) : Jo dans L8, Lio dans L9 puis dans L10, Jo dans L10, L12 et enfin dans L14, Jo devant la Meije et à la chapelle de Bon-Repos

10

Roc de Pellegrin 2768m

(Belledonne)

pilier sud

D+ ; 500m (TA)

 le 31 juillet 2005

Une nouvelle fois, me voici parti pour du vrai terrain d'aventure dans le massif de Belledonne, au départ de Valmaure (vallée des Villards). Au programme : des rochers branlants, du lichen, de la recherche d'itinéraire, de l'herbe, des protection à placer...Le roc de Pellegrin développe sur exactement 480m deux beaux piliers (du moins de loin) dont le plus raide est celui de gauche. Coté D/D+, le D devrait ici vouloir dire Délicat. L'équipement est rare (2 spits de 8 dans la voie, 8 pitons) et il faudra savoir placer ses protections. Cependant, ce gneiss se prête très bien à la pose de coinceurs. Dans la partie médiane, nous avons trouvé des goujons de 12mm !!! Tous neufs sur trois longueurs (longueurs de 50m, deux points au relais et seulement 2 points dans les longueurs). La suite semble magnifique avec trois longueurs de 50m dans du 5c/6a athlétique (fissures et murs) mais vu l'équipement en place (toujours 2 à 3 points max par longueurs) et l'unique friend de notre cordée, nous avons sagement tiré à gauche vers notre voie. Je serais cependant curieux de connaître qui a équipé cette nouvelle voie, la cotation et l'engagement de celle-ci et la possibilité de bien se protéger.
A trois (avec les Mico, Cardin et Mossière) nous avons passé 6h30 dans la voie ce qui ne parait pas rapide mais qui finalement n'est pas si mal compte tenu du nombre de longueurs (nous en avons tiré 18 quand même, c'est pas une couenne !), du ralentissement causé par une cordée de trois et aussi de l'extrême prudence dont j'ai dû faire part en tête.
Par longueurs : V, IV+ (très délicat - herbeux - banzaï - protections symboliques), III, III, IV (superbe dalle), IV+, III (péteux à souhait), I (traversée sur vire), IV (très joli rive gauche d'un couloir moutonné), III, III, V-, III, IV, IV, IV (passage du tunnel), III, II
Une fois au sommet, on n'est pas rendu : il faut d'abord rejoindre le vrai sommet par une traversée délicate versant ouest puis traverser les arêtes vers l'est (PD, 0h30 à condition de ne pas traîner et de tout faire en solo). La suite s'effectue dans de raides mais faciles (attention aux pierres) couloirs herbeux puis un rappel de 15m pour passer un mur et arriver à une brèche. Un couloir terreux et une traversée à droite suivie d'une descente herbeuse où l'on ne court pas en baskets ramène en haut d'une combe qui se descend sans difficultés et ramène dans le vallon de montée. A noter qu'il nous a fallu beaucoup de motivation pour attaquer malgré un brouillard tenace et des sommets très chargés ; le soleil n'ayant finalement fait que de timides apparitions durant toute l'escalade. Nous aurions sûrement renoncé si cette voie était plus proche de Grenoble et plus rapidement atteinte (1100m de dénivelé quand même jusqu'à l'attaque). Infos précises et très justes sur le site de
Belledonne

Images : ambiance glauque à l'attaque ; dans L1 ; ; passage du tunnel ; arête terminale ; fin de partie

9

Petit Bargy 2098m

(Aravis)

pilier des Anneciens

D ; 300m (VC)

 le 27 juillet 2005

Une approche courte depuis le Mont-Saxonnex (1h15), un cadre bucolique grâce notamment au très beau lac Bénit, un pilier aérien et à l'ombre, tout concourt pour faire de cette voie une escalade particulièrement attrayante. Par contre, malgré sa présence dans le topo "escalades faciles", elle n'a rien de facile. D'abord, les pas sont tous cotés à l'ancienne ce qui fait qu'il faut tout relever d'un petit point. Ainsi le III est du petit 4b, le IV+ un petit 5b et le pas clef annoncé V est un 5c qui n'est, en plus, pas sur-équipé. D'autre part, au lieu des 250m annoncés, on dépasse les 300m de dénivelé ce qui, conjugué au peu d'équipement des lieux fait que l'on n'est pas dans une voie pour grimpeurs débutants. Heureusement, les arbres bien présents (attention toutefois à ne pas s'empaler dessus) sur l'ensemble du parcours permettent de s'assurer et de faire des relais un peu quand on veut. Avec Valérie, nous avons grimpé le pilier puis, scotché par la chaleur (le pilier reste toutefois à l'ombre jusqu'en fin de matinée), nous sommes arêtés à la fin des difficultés (de toutes façons, les longueurs en II et III restantes permettent de sortir le pilier mais pas le sommet : il faut ensuite marcher, en plein soleil, pour gagner la crête. Donc quitte à zapper le sommet, autant le faire en haut des difficultés et descendre en rappel). Descente donc en rappels dans la voie en laissant deux ou trois anneaux sur des arbres. Avec une corde de 50m, on peut descendre par la proche voie "Pégase". En tous cas, grande ambiance dans le secteur : il faudra revenir pour d'autres itinéraires.

Images : au lac Bénit, sortie de L2, le lac du de la voie, rappel dans le pilier

8

Pic de la Fare 2148m

(Belledonne)

la Walker de Livet

TD+ ; 1000m (VM)

 le 23 juillet 2005

Je n'ai pas fait à ce jour beaucoup de voies d'escalade cette année mais entre celle-ci et la Pierre Allain à la Meije, ça fait quand même un bon paquet de longueurs ! Cette Walker, équipée par l'inusable Cambon que nous remercions et félicitons à cette occasion, est une des plus longues (la plus longue ?) voies modernes des Alpes (entièrement équipée sur spits). Elle se déroule sur 35 longueurs !! Mis à part 8 longueurs où l'on souffle et où l'on peut grimper soit très vite, soit à corde tendue quand ces longueurs faciles se suivent, la voie comporte 27 longueurs où ça grimpe et où il y a au minima un pas de V. Il y a 15 longueurs avec du 6, souvent 6a, quelquefois un peu plus (6b max). L'équipement est abondant sur spits mais certains ont déjà vieilli (ruissellement, chutes de pierres...). Il est cependant inutile de prendre des coinceurs très difficiles à placer dans ce rocher. Il ne faut pas se laisser décourager par le premier bastion qui est le plus dur et où les longueurs sont soutenues et saisissantes à froid, sur un rocher peu adhérant et atypique (prises inversées, à pincer...). La partie haute, qui y ressemble sur le papier est moins dure car moins soutenue et beaucoup plus adhérante (comme aux tours de l'Homme juste à côté). On peut bivouaquer aux 2/5è de la voie mais c'est le challenge de sortir de la journée qui reste intéressant à mon goût. Il faut choisir une journée longue mais si possible pas trop chaude voire fraîche. Pour les rappels (descente très délicate autrement), c'est toujours interminable : il y en a 25. prévoir des cordelettes pour les renforcer (à notre passage, nous avons renforcé tous ceux qui le nécessitaient mais ça change vite). Pour le reste du matériel à emporter : casque bien sûr (attention aux bouquetins qui envoyent des pierres), et des dégaines : une vingtaine au moins afin de faire de la corde tendue là où c'est facile et de remonter la moyenne horaire ! Bien repérer et mémoriser les rappels en montant car au retour, s'il fait nuit... Les moments passés à penduler dans les surplombs du bastion inférieur à la nuit noire à chercher les amarages resteront mythiques pour nous ! On aura toutes les infos nécessaires et le croquis (parfait) sur le topo de Cambon. Je conseille (sauf pour de très forts grimpeurs) de ne pas pinailler à vouloir libérer tous les passages, surtout pour le second. Encore une fois c'est maxi long ! L'arrivée au sommet est saisissante. Voie réalisée avec François Gouy en 11h20 (donnée 8 à 13h par Cambon, temps à battre 5h45 !). Prévoir 4h pour la descente en rappel sans merder et sans dormir et si comme nous, la nuit vous surprend alors il faudra prendre le temps et passer une bonne partie de la nuit pour trouver les rappels (ne pas oublier ni le topo - en au moins deux photocopies car si un file dans le vide... - ni la frontale avec de bonnes piles). V+/6a obligatoire.
Cotation par longueur : 6a, 6a+, 6a+, 6b, 6a/A0, V+, 6a, IV, V, V+, 6a, V, V+, II, III, IV, V+, III, IV+, 6a, IV, IV+, V+, 6b/A0, 6a+, V+, 6a, 6a, V/A0, IV, V, V+, 6b, 6a, 6a/A0

Images : L2 : tout va bien ; L19 : à corde tendue ça va beaucoup plus vite ; L27 : ça commence vraiment à faire long ; L35 : la délivrance ; Lio au sommet : heureux mais ras le c... ; François dans un rappel du bastion inférieur : "je vais essayer de suivre les spits !"

7

Tête de la Muraillette 3021m

(Ecrins)

voie de la tour Rouge

D+ ; 450m (TA)

 le 20 juillet 2005

Nous avions été séduit par les descriptifs du Labande : une face de 500m avec des itinéraires en terrain d'aventure peu ou pas équipés. La voie du Dièdre, côtée D+ est annoncée comme une très belle escalade, classique avec des passages en excellent granit. c'est la plus conseillée de la face. Nous sommes donc montés avec mon frère Cédric, bivouaquer dans le cirque bucolique du lac de la Muzelle. Lumière magnifique, paysages somptueux. Nous avions pris du matériel pour deux jours afin de faire deux voies si le cœur nous en dit.
A l'attaque de la voie du Dièdre, nous sommes séduits : un très bon granit adhérant genre Soreiller. R3. Nous sommes au pied du dièdre. "Le remonter, III/IV..." dit le topo. Je fais 10 mètres dedans et trouve un piton. Je mouquetonne, on est bien dans le IV, pas de problème. Mais au-dessus, ça se raidit et il n'y a que des prises fuyantes. Un seul point me protège (et est-il bon ?) du retour au sol et l'escalade n'est pas facile. Je redescends au relais. On regarde à gauche, à droite, on relis le topo. pas d'erreur c'est bien là. Mais bordel ce n'est pas du IV. Je remonte à l'assaut en me disant que ce n'est peut-être qu'un vilain pas. 5 mètres au-dessus du clou, je suis tacos dans du bon V+ avec des prises fuyantes voire douteuses et je plante mon premier piton. 5 mètres encore au-dessus je trouve un deuxième point qui confirme que je suis bien dans la voie. La longueur reste délicate. Je plante un deuxième clou. J'arrive tant bien que mal à un relais sur deux pitons en place. Voilà, j'ai tiré 35m avec 4 points dont aucun valable dans du V+ délicat et je suis entamé quand je vois la suite. Cédric me rejoint et confirme la cotation. On n'y comprend rien. Le descriptif de la suite, toujours annoncé en IV, semble correspondre avec la réalité : un bout de dièdre, un petit surplomb... Deux pitons sont en place. Cédric s'y lance mais ne passe pas. c'est encore du V+, le relais n'est pas protégé, y'a de la l'herbe là où il faut mettre les pieds. Il faut se rendre à l'évidence : on va se casser de cette bouse avant de se mettre un dernier plomb ! Rappel, retour à la vire du R3, 1h30 après notre arrivée. Bon on fait quoi ? Y'a une voie AD qui part à gauche, on va sauver la journée. Après une longueur, nous sommes au pied d'une autre voie D, la tour Rouge qui semble plus engageante. Bon rocher annoncé. On y va et le moral revient. Une longueur en III plutôt sympa suivie d'un petit dièdre en V/V+ avec 3 pitons en place redonne le moral. Me voilà au R6 sur un bon becquet. La suite ? Je passe les commentaires : des longueurs plutôt faciles mais en rocher douteux, non équipées avec de l'herbe sous les pieds et au final, une grosse bouse à décommander. Retour au bivouac en passant par la case sommet en se disant que la face ne nous reverra pas ! 3 heures de sieste au soleil dans l'herbe au pied de la Muzelle sont le meilleur moment de la journée. On en profite, ce n'est pas tous les jours que l'on prend le temps de se poser en altitude.

Images : un site fantastique ; le Plat de la Selle émerge des prairies, Ca commençait pourtant bien dans L1 ; une jolie longueur dans la tour Rouge ; Cédric plante son énième piton de la journée

6

Ranc des Agnelons 1974m

(Vercors)

pilier de la double Brèche

 TD- ; 250m (VC)

 le 12 juillet 2005

Escalade classique des arêtes du Gerbier annoncée comme rééquipée béton. Que l'on ne s'y trompe pas, c'est d'un rééquipement partiel dont il s'agit. Les spits alternent avec des pitons plus ou moins bons et on n'est pas ici dans un équipement style "falaise". On n'évite pas les envolées de 7-8m sans point. Il faut donc se munir d'un jeu de cablés et de quelques friends. Globalement, le rééquipement est bien fait sauf les trois dernières longueurs où ça engage avec quasiment plus de spits dans les longueurs et un relais sur pitons ce qui est dommage pour l'homogénéité de l'équipement. Pour le reste, c'est une très belle voie, en très bon rocher et nous avons été agréablement surpris. Ca grimpe tout le long sans temps mort. Par longueur, cela donne :
L1 : IV+ (35m, 4 spits, 2 pitons) ; L2 : 6a (peu soutenu, 40m, 3 spits, 4 pitons) ; L3 : IV+ (45m, 4 spits, 2 pitons) ; L4 : V (40m, 3 spits, 3 pitons) ; L5 : IV+ (25m, 2 spits, 1 cordelette) ; L6 : 6a+ (40m, 5 spits, 2 pitons, 1 sangle, 1 coinceur) ; L7 : V+ (30m, 1 spit, 3 pitons, relais sur 3 clous dont 2 pas terribles du tout) ; L8 : V- (25m, 2 pitons seulement) ; L9 : III (aucun point, relais sur un très bon clou à 35m au niveau d'une petit terrasse herbeuse). Avec Nicolas Cardin qui renouait ici avec la belle escalade. La descente est tranquille : monter 50m dans les pentes herbeuses au-dessus du pilier ; 30m sous la crête faîtière suivre à droite une sente (marques oranges) qui ramène au sentier du Périmètre.

Images : Nico dans L1 puis L4, vue en plongée dans le dièdre de L6, Nico en termine avec L8, Lys Martagon, Gentiane jaune sur fond du pilier

5

Gorges du Crossey

(Chartreuse)

trou de l'Aigle

 le 8 juillet 2005

Le trou de l'Aigle est un joli parcours initiatique à la spéléo. Il se situe dans les gorges du Crossey entre Voiron et Saint-Laurent-du-Pont. L'accès est rapide : 5 minutes de marche d'approche. La voie commence par une longueur d'escalade en III de 30m, suivi d'un petit mur équipé d'un cable et d'une rampe terreuse qui amènent à l'entrée de la galerie. Courte désescalade dans une faille et déjà la frontale s'allume. Premier boyau : court mais avec un passage serré. On trouve un relais de rappel à la sortie. R1 : 16m en fil d'araignée qui dépose sur une dalle inclinée. Au bas de cette dalle, une galerie prolonge la balade jusqu'à l'entrée d'un boyau. De là, il est intéressant de continuer la galerie jusqu'à la sortie puis de revenir sur ses pas pour prendre le boyau. Celui-ci fait une trentaine de mètres et on en sort comme des sangliers. La sortie est équipée pour le rappel à l'extérieur de la falaise. R2 : 30m. Restent 10 minutes de descente dans les cailloux et les buis pour rejoindre la voiture.
Un grand merci à Daniel Berthollet pour cette idée et cette initiation à un sport très particulier que je n'avais jamais pratiqué. En bref, une matinée fort sympathique, prolongée à la cascade de Pisserotte dans les contreforts de la Grande Sure, qui mérite une visite.
Tout est équipé. Matériel à prendre : casque, frontale, 60m de corde, baudar, descendeur, 4 dégaines, 2 mousquetons, 2 sangles et des habits crados.

4

Meije, Grand Pic

3982m

(Ecrins)

face sud directe,

voie dite Pierre Allain

 TD ; 800m (TA)

 le 3 juillet 2005

Une grande entreprise ! La voie est longue mais surtout, une fois au sommet, on n'est pas tiré d'affaire. Quelle que soit la suite envisagée (traversée ou descente sur le Promontoire) c'est long et il faut rester concentré. Voie mythique, en très bon caillou, ouverte par Pierre Allain et Raymond Leininger en 1935, elle exploite au mieux les "faiblesses" de la face sud tout en étant directe à l'aplomb du grand Pic. L'équipement est traditionnel (quelques pitons en place) mais n'est pas un signe que l'on est sur la bonne voie. Il y a même plus de pitons hors que dans la voie. Je vais essayer d'en faire un descriptif.
1- socle et fauteuil
Le glacier des Etançons possède une branche qui monte à gauche en direction de la muraille Castelnau. L'attaque si situe à peu près à mi-hauteur de cette branche, au point le plus facile. Une montée raide mais prisue (IV), souvent mouillée, amène à une vire que l'on traverse à droite (III) sur 20m, avant de sortir, par un petit dièdre vertical (IV), au fauteuil (2 longueurs). Remonter celui-ci facilement jusqu'à son bord droit.
2- partie granitique jusqu'aux vires du glacier Carré
On peut normalement continuer à corde tendue en remontant des vires coupées de petits murs (III, passages de IV) jusqu'à une plate-forme dominée par des dièdres verticaux rouges où l'on voit des relais équipés. Ne pas y aller mais prendre, au plus facile, une rampe légèrement oblique à droite, coiffée par un petit mur (un pas de V-). Continuer droit jusqu'à une terrasse au pied d'un autre mur. franchir ce mur (pas de V-) puis obliquer à gauche en montant à peine jusqu'à une terrasse de blocs (excellent relais). Continuer au-dessus dans une fissure raide (V-) puis encore sur une vingtaine de mettre dans son axe jusqu'au pied d'une autre fissure. La remonter sur 20m et en sortir à gauche (pas de V) sur une large terrasse avec un gros bloc. Grimper dans la cheminée au-dessus jusqu'à un bloc coincé et en sortir à gauche en dalle (V). On peut continuer jusque sous le surplomb dans la cheminée et forcer le passage (pitons en très mauvais état) en tire-clou (6a, au mieux mouillé, au pire...) mais c'est plus difficile. Dans les deux cas, on se retrouve au-dessus de la cheminée pour finir par 20m de beau IV+ jusqu'aux vires (10 longueurs en tout environ).
3- bastion sommital en gneiss
Une longueur facile en légère oblique à gauche amène à une depression. Forcer le mur au-dessus (V) et monter une zone fissurée sur la gauche. On arrive en bord gauche de la "vire à bicyclette". Monter droit sur son bord gauche puis en oblique à droite par une zone fissurée en très bon rocher mais très raide (V/V+) sur près de 50m. Ne pas continuer droit au-dessus dans la face (on tombe dans les Vacheskirippent) mais prendre une rampe oblique à droite (III) jusque sous un surplomb (friend coincé dedans). Ne pas y aller mais traverser à droite à l'horizontale (exposé, IV+/V-) vers un râteau de chèvre et rejoindre une zone de pierrailles. La remonter facilement puis prendre à gauche une arête facile (II) jusqu'à une brèche communiquant avec le glacier Carré. Continuer au mieux au-dessus sur l'arête (3 longueurs, très peu équipé, IV, IV+ puis IV+) jusqu'à une terrasse de blocs 20m sous l'antécime, au pied d'une fissure verticale. on peut sortir par cette fissure (V, à protéger) mais il est plus logique de monter en oblique à droite vers un friend coincé (un pas de V) pour sortir dans une zone facile à l'antécime. Restent 40m faciles (passages de III) jusqu'au sommet (10 longueurs environ).

Voie réalisée avec Manu Le Folgoc en 8h45. A noter que nous étions 4 cordées dans la voie dont une formée par le duo Gingreau - Gouy de la Nimpcrew.



Descriptif de descente de la voie normale.
Corde conseillée : 45m ; horaire : 4h avec une bonne habileté.

 1- Du sommet au vires du glacier Carré (6 rappels, 1h30)
6 rappels de 35 mètres (40 pour le premier) sur spits et chaînes. Le départ se situe 10 mètres en contrebas du sommet. Le deuxième rappel est est en haut d'une grande dalle inclinée, sous le bastion sommital. Ensuite, la ligne est directe, les relais étant décalés tantôt à gauche, tantôt à droite pour éviter les chutes de pierres. Le relais du troisième rappel est décalé à gauche, celui du quatrième à droite, celui du cinquième à gauche et enfin celui du sixième à droite ; et ce, toujours en regardant le bas de la montagne. Descente ensuite du glacier Carré puis traverser des vires vers la droite jusqu'au pied de la dalle qu'il faudrait remonter si l'on décidait de suivre la voie normale à l'envers. Relais

 2- Descente de la muraille Castelnau (5 rappels, 0h45)
Ce relais est équipé d'un maillon. R1 : 30m. On arrive sur une terrasse de blocs que l'on traverse vers un relais bien visible sur sangles. R2 fait arriver au bas de la dalle des Autrichiens. R3 (30m) fait arriver à peine plus bas que le dos d'Ane. R4 (40m) puis R5 droit dans l'axe déposent à la pyramide Duhamel. Ces relais sont sur de très bons pitons avec maillon.

 3- Couloir Duhamel (4 rappels, 0h45)
Gagner facilement le haut du couloir Duhamel puis tirer à droite (en descendant) contre la rive droite pour trouver le premier rappel sur des dalles. R1 : 40m. R2 : 40m (toujours rive droite). R3 (encore rive droite). Aller à bout de corde puis désescalader facilement quelques mètres vers un gros bloc équipé pour la descente. R4 permet de rejoindre le fond du couloir, en profiter pour remonter 3m en rive gauche là où la paroi paraît abordable (bonnes prises) et de là, ravaler la corde. On quitte alors le couloir par une vire descendante expo mais facile jusqu'à une grande banquette que l'on traverse jusqu'à son extrémité est (relais). C'est le campement des Demoiselles.

4- Descente de l'arête du Promontoire (3 rappels, 1h)
Un rappel de 45m dans une cheminée dépose sur une large vire. De là, rejoindre facilement à l'est l'arête du promontoire et la désescalader toujours sur le fil (III maxi, court). Un ressaut raide équipé se passe avec un rappel de 20m. Continuer en désescalade puis tirer un dernier rappel au Crapaud pour arriver au refuge.

3

Moucherotte

1901m

(Vercors)

 voie Othello

 TD ; 180m (VM)

 le 29 juin 2005

Entre deux averses (départ de Grenoble sous une petite pluie rapidement stoppée ; bel orage pile en arrivant à la voiture, optimisation totale !!!), la voie Othello est intéressante lorsque le temps est incertain, pour se remettre à l'escalade ou tout simplement pour le plaisir. Merci à Philippe Peyre d'avoir trouvé encore de belles parties grimpables si proches de la ville (attaque à 1h30 de Grenoble). Cependant, malgré le caractère de proximité et l'équipement de la voie entièrement sur plaquettes, les vires d'accès sont un peu casse-gueule et exposés et si cela ne pose pas de problème particulier à la montée par temps sec, je m'y vois mal en baskets à la descente sous des trombes d'eau !
Accès : sentier du Moucherotte, vallon des Forges pendant 10 minutes jusqu'à un collet (gros blocs). Suivre ensuite une vague sente en biais dans le pierrier puis traverser en ascendances des vires sur la gauche (marque rouges). Après un éperon, monter encore un peu droit dans des pentes herbeuses. Attaque à droite sur le fil d'un éperon.
Longueurs : L1 : 6a (peu soutenu) ; L2 : 5b ; L3 : 6a ; L4 : 6c ? ou 5c/A0 ; L5 : 6a ; L6 : 4b
L3 et L5 sont soutenues, le crux (L4) donné 6b+ nous a paru plus dur que ça mais passe bien en tire-clou. Le passage est magnifique en traversée sous un toit, très photogénique (malheureusement, l'appareil est resté à la maison). Le rocher comporte quelques rares prises encore à nettoyer mais est très bon dans l'ensemble.
Gravie en 2h30 en deux cordées avec Hélène, Jacky et Jean-Pierre.

2

Aiguille Capdepon

Pointe Elisabeth

Aiguille de la Combe

2747m

(Belledonne)

 

traversée

 

TD- ; 400m (TA)

 

le 22 juin 2005

 

La deuxième voie de la saison, c'est "la plus dure". Par expérience, pour moi qui ne grimpe quasiment plus pendant les 6 mois d'hiver, je sais qu'il me faut deux voies pour qu'à la troisième, j'ai retrouvé à peu près tous mes automatismes tant en placements qu'en maîtrise du matériel et des techniques. En général, je sais que la première va être rude donc je me fixe un objectif très modeste ou court. Mais rapidement, j'ai envie de passer la vitesse supérieure (par rapport à ce que je sais faire - tout étant relatif). Attention donc à la "deuxième" voie où il ne faudrait pas se précipiter trop tôt dans des passages engagés.
Cette traversée des petites aiguilles de l'Argentière est une vraie voie montagne comme le sont les classiques des Ecrins style pilier Candau au Râteau, pilier Chèze au Replat ou arête sud du Petit Pelvoux. Avec deux différences toutefois. D'abord, il y a une longueur de 40m nettement au-dessus du lot qui, du coup, pose la question de la cotation (D+ ou TD-). Ensuite, il n'y a pas d'équipement du tout (aucun relais en place) sauf dans la longueur dure où l'on trouve 4 pitons en place (pour la voie menant à l'aiguille Capdepon) . Cela reste donc un itinéraire de vrai terrain d'aventure avec tout son lot d'aléa (prises à tester, lichen). Grimpeur falaisiste de 6c, passe ton chemin, tu ne trouveras pas ton compte ici, et tu pourrais même te mettre vert dans la longueur du grand dièdre.
Itinéraire : La voie se déroule en 5 parties, le tout dénivelant sur 400m avec des redescentes et une traversée d'arêtes.
1- face sud de l'aiguille Capdepon. La voie suit une succession de dièdres (D+/TD-, 220m). 2h30
L1 : remonter le couloir herbeux évident à droite d'une aiguille détachée de la face (III), relais au pied d'un surplomb grâce à une sangle coiffant un becquet à solidité très aléatoire.
L2 : franchir un petit surplomb en oblique à droite (IV+), après traversée d'une zone herbeuse très raide et merdique (blocs instables, protections possibles mais moyennes). Relais sur sangle mise autour d'un becquet dans un couloir de caillasses.
L3 : remonter le couloir en restant sur les parties rocheuses plus saines (III). Relais à un petit collet entre la paroi et l'aiguille détachée, sur sangle mise sur un becquet.
L4 : monter à droite du collet jusqu'à une fissure dominée à droite par une belle écaille. Traverser sur cette écaille (V-, cablés et friends) et faire relais sur une terrasse de gros blocs.
L5 : 5m à droite de la terrasse, prendre un dièdre, herbeux au départ, sur 35m (IV+, protections possibles mais en de rares endroits).
L6 : Continuer au-dessus du dièdre (IV+/V-, protections sur cablés et friends) et gagner un couloir que l'on remonte jusqu'au pied du grand dièdre sommital. Relais sur coinceurs.
L7 : Remonter entièrement le grand dièdre sur 40m, légèrement surplombant en haut. 3 pitons en place sur 10m dans le haut, 1 autre au départ, pour le reste c'est la démerde, du bricorama quoi (V+ au moins, très soutenu). Relais sur becquet.
L8 : 15m faciles (II) ménent au sommet.
2- Descente au coup de Sabre. 0h30
20m de désescalade facile versant nord-ouest amènent à une sangle. De là, on gagne le coup de Sabre en 3 rappels équipés (25, 40 puis 35m, le dernier bien vertical).
3- Pointe Elisabeth arête est (D, 100m). 0h45
L'escalade se déroule globalement droit sur le fil du pilier au-dessus du coup de Sabre. Première longueur de 35m en IV+ (4 pitons en place, bon relais sur sangles). Deuxième longueur de 40m (un pas de V-, le reste en IV/IV+ ; 4 pitons en place, bon relais sur becquet). Restent 30m faciles (II) jusqu'au sommet.
4- Traversée vers l'aiguille de la Combe (AD-). 0h20
On l'a faite en solo, ce n'est pas très dur mais c'est un peu aérien. Ca commence par traverser versant nord puis ça repasse versant sud pour arriver (descente) à une brèche. On remonte à nouveau flanc sud puis sur le fil et on termine flanc nord jusqu'au sommet. Passages de III, aucun équipement.
5- Descente au col de la Combe (PD). 0h30
Quelques très courts pas de III, se fait bien en solo mais rocher bien pourri. On prend pied sur les névés versant nord-ouest. Le col de la Combe est le plus à l'ouest. Restent 50m délités (attention aux chutes de pierres) dans le couloir est du col de la Combe et c'est terminé.
Compter en plus 2h (approche, descente, petite pause au sommet). Matériel conseillé : 8 dégaines, qq cablés et friends, 2 ou 3 excentrics, 3 pitons variés.
Avec Jo Bertoncini. Images : Jo Bertoncini et Lionel Tassan


Jo dans L2 face aux Grandes Rousses
Jo dans L4
Lio dans L5
Lio dans L6
Lio dans L7, le dièdre clef

 

Jo dans L7, du V+ soutenu
Jo dans le 3è rappel
Jo dans L1 de l'Elisabeth
Jo arrive au R2 : du bon rocher raide

1

Dent de Crolles 2062m (Chartreuse)

Y de gauche

D+, 200m (VC)

le 25 mai 2005

Pour reprendre l'escalade après 7 mois d'inactivité, rien de tel qu'une dent de Crolles avec ses nombreuses voies de difficulté moyenne. L'Y n'est pas majeure mais c'est une voie historique intéressante, la plus à droite de la paroi. Elle débute au plus haut des paravalanches, sur un promontoire à gauche. L'équipement est principalement sur pitons, avec quelques spits, notamment au relais. Les passages en fissures facilement protégeables sont en général à équiper soi-même avec des coinceurs. Deux ou trois sangles sont également bienvenues. La voie comporte deux parties : une partie basse en 3 longueurs séparés par de courtes jonctions sur vires, pas bien dures mais comportant chacune un court passage de V. Ensuite, une grande traversée à gauche sur une vire permet de rejoindre la sortie dite de l'Y de gauche qui comporte 4 véritables longueurs plus 1 jonction sur pente herbeuse. Ces longueurs ne sont également pas très dures mais comportent elles aussi leur pas de V, notamment le dièdre-cheminée (à équiper) qui demande une certaine habitude de ce style de grimpe. Au final, ce n'est pas si vilain même si l'on est loin des grandes voies verticales avec du gaz, d'autant que le rocher est très bon. Descente simplissime par le pas de l'Œille. Avec Joël Crose à nouveau de passage dans l'Isère.


Quelques images de la matinée :
1- au pas des Terraux, face à Grenoble et au Vercors
2- un relais (R1) bien coloré
2- Joël sur une vire de jonction entre deux longueurs
3- Joël sur le passage de l'écaille décolée en L3, dominé par des monstres toits
4- Joël en termine avec le dièdre-cheminée de L5
5- Joël dans L7

 

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